Le Groupe Giboire lance le projet de réhabilitation de la tour Bretagne à Nantes

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le 31 janvier 2023

[ mis à jour le 18 avril 2023 ]

SOMMAIRE

Absente de toute vie depuis 2020 suite à la découverte de traces de poussières d’amiante, la tour Bretagne à Nantes est en passe d’être transformée. Jeudi 26 janvier 2023, le promoteur Giboire, propriétaire majoritaire de l’édifice de 144 mètres de haut a convié la presse locale à une présentation du projet qui doit accueillir à sa réouverture à l’horizon 2028, un hôtel, des commerces et des logements.

L’agence NantesImmo9, spécialisée dans la commercialisation programmes immobiliers neufs à Nantes Métropole vous présente le projet de la nouvelle tour Bretagne.

La tour Bretagne, un monument phare du paysage urbanistique nantais

 Tour Bretagne Nantes – la tour Bretagne à Nantes
© Altitude Drone – Shutterstock

Que les nantais l'aiment ou non, la Tour Bretagne est un élément majeur du patrimoine de leur ville. Conçue en 1966 par l’architecte Claude Devorsine et l’ingénieur Marcel André, la Tour Bretagne à Nantes est pensée à l’origine pour accueillir un parking de 6 étages avec une station-service, un centre commercial comptant 25 boutiques, des bureaux et une terrasse de 200 m² avec un restaurant.

Si sur le papier l’offre est plutôt intéressante, dans les faits, la construction de la Tour Bretagne est un long combat et surtout un semi-échec économique. Après 5 années de travaux débutés en 1971 et des problèmes administratifs à répétition, la tour Bretagne est finalement inaugurée en 1976, soit 10 après sa conception.

Ne répondant plus aux mentalités du moment, la tour Bretagne fait un véritable flop auprès des nantais. Elle est rapidement décrite comme obsolète et comme un bâtiment introverti et fermé. La tour Bretagne est perçue d’un mauvais œil et reste à moitié vide à cause des loyers bien trop élevés.

Une tour fantôme depuis 2020

En 2017, des traces de poussières d’amiante sont découvertes dans les clapets de désenfumage mais aussi un peu partout dans les revêtements de sol, les coffrages et les joints de vitrage de la tour Bretagne. Une terrible nouvelle qui engendrera d’importants travaux d’études et de désamiantage, et qui encouragera au fil des années la mise en sommeil progressive de la tour.

En 2019, les copropriétaires de la tour Bretagne missionnent un cabinet d’études quant aux solutions possibles pour exploiter les lieux. Les résultats de l’analyse aboutissent à trois propositions : soit vider la tour pendant 6 à 18 mois pour opérer que sur les volets amiantés, soit en plus rénover les parties communes, soit désamianter et transformer tout l’édifice pour le remettre en conformité et au goût du jour.

En mai 2020, les copropriétaires optent pour la troisième option. C’est-à-dire la réfection totale de la tour Bretagne impliquant sa fermeture pour une durée comprise entre 5 et 10 ans. Depuis juin 2020, ce colosse de 32 étages est une coquille vide, les derniers bureaux ayant déserté la tour fin 2019. Seules des équipes de sécurité et d’entretien sont toujours présentes sur les lieux.

Giboire veut donner “une magnifique seconde vie” à la tour Bretagne

Propriétaire à 76 % de la surface de la tour, le promoteur immobilier breton Giboire a pour ambition de transformer en profondeur la tour Bretagne. Pour cela, il se laisse jusqu’à la fin de l’été pour choisir le projet de l’un des 8 cabinets, architectes ou groupements présélectionnés. “On laisse une grande marge aux architectes pour nous surprendre” souligne Michel Giboire, président du groupe éponyme.

Parmi les 8 cabinets en lice pour la transformation de la tour Bretagne, il y a Ateliers 2/3/4, Architecturestudio, Christian de Portzamparc, Dominique Perrault Architecture, Hubert & Roy Architectures, JBA et Urbanmaker, Nouvelle AOM et PCA-Stream. Tous sont familiers aux Immeubles de Grande Hauteur (IGH).

Les noms des 4 cabinets d’architecture ont été dévoilés le 12 avril 2023 lors du jury de sélection.

Il s’agit de : Ateliers 2/3/4, Nouvelle AOM, PCM-Stream et le binôme nantais Jacques Boucheton Architecte et Urbanmarkers. Les 4 finalistes doivent maintenant proposer et dessiner un projet abouti. L’architecte sélectionné pour la transformation de la tour Bretagne sera annoncé au mois de septembre.

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Un gratte-ciel mixte, accessible à tous

Jeudi 26 janvier 2023, le promoteur Giboire et Nantes Métropole qui détient 20 % de la tour Bretagne ont présenté à la presse locale les contours du projet et leur volonté d’en faire un exemple à l’échelle nationale.

 Tour Bretagne Nantes – Vue aérienne sur Nantes et la tour Bretagne
© Altitude Drone – Shutterstock

“Nous voulons faire de ce totem nantais, un exemple de réhabilitation urbaine écoresponsable qui puisse être un exemple à l’échelle nationale.” souligne Olivier Biancarelli, directeur général de Giboire. Pour y parvenir, les acteurs du projet planchent sur plusieurs pistes : réemploi des matériaux, possible raccordement au réseau de chaleur urbain, développement des mobilités douces ou encore obtention du label BBCA Rénovation.

Pour ce qui est des usages, les porteurs du projet souhaitent tirer un trait avec le passé. Exit les espaces clos et sans âme, la nouvelle tour Bretagne n’accueillera aucun bureau. Le promoteur Giboire veut aménager les 20 000 m² de la tour Bretagne en un véritable lieu de vie mixte et accessible à tous les publics. Pour Thomas Quéro, adjoint au maire de Nantes délégué à l’urbanisme,“un des gros enjeux est de pouvoir amener plus de vie”.

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Que va accueillir la nouvelle tour Bretagne à Nantes ?

Le socle commercial de la tour Bretagne à Nantes sera réparti sur 3 500 m² entre le rez-de-chaussée et le 2ème étage. Si les locataires des cellules commerciales n’ont bien sûr pas encore été choisis, le promoteur comme la ville de Nantes souhaiteraient des enseignes de la transition écologique et de l’économie sociale et solidaire. Lors de la réalisation, un tiers des places de parking existantes va être détruit.

Une “jauge-libre” de 1 000 m² sera destinée à l’aménagement d’un tiers-lieu ou d’un incubateur. Les agences et groupements d’architectes retenues devront proposer des solutions d’aménagement pour cet espace mais également inclure un porteur de projet pour occuper les lieux. Si possible un porte-étendard du savoir-faire à la nantaise et en lien avec l’ESS.

Au 3ème étage, on trouvera un hôtel 4 étoiles de 100 chambres, ainsi qu’un restaurant. Au-dessus, le promoteur Giboire dont le domaine de prédilection est l’immobilier résidentiel proposera entre 150 et 200 logements neufs du T1 au T6 en accession libre. Les prix ne sont pas encore connus pour le moment, le promoteur attend d’avoir davantage de visibilité quant aux coûts des travaux.

 Tour Bretagne Nantes – Une salle de restaurant chic et branché
© Jason Leung – Unsplash

Enfin, le toit qui est encombré d’équipements techniques pour la chaufferie sera remplacé par un roof top aménagé de 700 m² accessible au public. Il y accueillera certainement un bar, comme l’était Le Nid, un bar œuvre de l’artiste Jean Julien. Une adresse emblématique où les nantais pourront y boire un verre et admirer la ville de Nantes à 360° depuis le toit perché à 120 mètres de hauteur.

La surface plancher de la tour Bretagne pourra être augmentée de 20 % à partir du 3ème étage.

Un financement évalué à 120 millions d’euros et un calendrier millimétré

Les 8 agences mandatées par le promoteur Giboire ont jusqu’au mois de mars pour remettre leur note d’intention. En avril, le groupe choisira 4 équipes projets qui auront ensuite jusqu’au mois de septembre pour rendre leur présentation finale de la transformation de la tour Bretagne. Après analyse des dossiers, le groupe ne retiendra qu’un seul nom et soumettra le projet à la copropriété (Nantes Métropole et le groupe Lamotte).

Estimés à 120 millions d’euros, les travaux de réhabilitation se poursuivront jusqu’à la fin de l’année 2027, voire début 2028. Le temps de recueillir tous les documents d’urbanisme, de désamianter tout le site et de réaliser les travaux qui s’annoncent pharaoniques.

SOURCES
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