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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Autour de l'aéroport de Nantes-Atlantique, un pôle économique de 15 000 salariés est en train de doubler de taille. Entre le renommage du site Jules Verne en « Inodus », l'arrivée imminente d'un nouveau concessionnaire pour l'aéroport, le lancement du programme Étoile du Sud et le chantier de la future halte ferroviaire, le Sud-Loire prépare la plus vaste transformation économique de la métropole nantaise depuis Euronantes. État des lieux au printemps 2026.
Inodus, nouveau nom pour un pôle industriel en pleine expansion
Aux portes de Nantes, entre les pistes de Nantes-Atlantique et l'usine Airbus de Bouguenais, l'ancien « Pôle industriel d'innovation Jules Verne » a pris un nouveau nom : Inodus. Sur plus de 70 hectares, le site rassemble aujourd'hui 15 000 salariés, avec une perspective affichée par Nantes Métropole de 30 000 employés à terme. On y retrouve la crème de l'industrie française du manufacturing : Airbus, Daher, CEA Tech, Dassault Systèmes, Naval Group, aux côtés de PME et de start-up positionnées sur quatre filières : aéronautique, navale, automobile et énergies renouvelables.
Le pôle s'appuie sur deux équipements scientifiques structurants, le Technocampus Composites et le Technocampus Océan, qui font de Bouguenais l'un des principaux pôles européens de recherche et développement industriel. Au-delà des Technocampus, l'IRT Jules Verne reste l'une des signatures scientifiques du territoire.
Étoile du Sud : un pôle de services pour absorber la croissance
Pour accompagner ce doublement prévu des effectifs, Nantes Métropole a confié à l'aménageur LOD le projet « Étoile du Sud », implanté rue René-Mouchotte dans la ZAC Moulin Cassé Croix-Rouge, face à l'IRT Jules Verne. Livraison prévue en 2027, le programme combinera 3 000 m² de bureaux, 300 m² d'ateliers, deux restaurants et deux salles privatisables d'environ 80 m². L'objectif affiché : créer enfin une « centralité » de services dans un quartier jusqu'ici perçu comme un simple archipel d'usines et de bâtiments tertiaires éparpillés.
Ce chaînon manquant, restauration, commerces, espaces de rencontre, est régulièrement pointé par les professionnels du secteur comme l'un des freins à l'attractivité du site pour les cadres et les jeunes ingénieurs.
L'aéroport, catalyseur d'un chantier à 450 millions d'euros
Le dossier le plus structurant reste évidemment celui du réaménagement de l'aéroport lui-même. Après l'échec de l'appel d'offres de 2023, la nouvelle procédure suit son cours. Selon le communiqué officiel de la Préfecture de Loire-Atlantique du 5 décembre 2025, les offres des trois groupements en lice ont été remises fin janvier 2026, un candidat pressenti doit être désigné à l'été 2026, et la signature définitive du contrat est désormais prévue d'ici fin mars 2027. Les travaux d'ampleur ne démarreront donc pas avant 2027, soit près de dix ans après l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, comme le soulignait déjà le rapport sénatorial de 2024. L'enveloppe globale du réaménagement est estimée par la DGAC à 450 millions d'euros hors taxes, financés sans subvention publique, directement par le futur concessionnaire.
En attendant, l'exploitant actuel Aéroports du Grand Ouest (AGO, détenu à 85 % par Vinci Airports) maintient la plateforme à flot : 40 millions d'euros de travaux d'amélioration ont été programmés entre 2024 et 2026, auxquels s'ajoutent 7 millions d'euros financés par l'État pour la rénovation énergétique, la sécurisation de la brigade GTA et la modernisation des ascenseurs. L'allongement de la piste, longtemps évoqué, a été officiellement abandonné au profit d'une modernisation de l'aérogare sur l'emprise actuelle.
Transports : la halte ferroviaire, promesse et point de crispation
Le talon d'Achille du quartier reste son accessibilité. En 2019, 90 % des usagers de l'aéroport y venaient en voiture. Trois leviers ont été identifiés pour inverser la tendance : la création d'un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS, ligne 8) entre la gare de Nantes et la plateforme, porté par Nantes Métropole ; une nouvelle halte ferroviaire sur la ligne Nantes–Sainte-Pazanne / Saint-Gilles-Croix-de-Vie / Pornic, pilotée par SNCF Gares & Connexions ; et enfin un pôle d'échanges multimodal à proximité immédiate de l'aérogare, confié au futur concessionnaire.
Problème : la future halte se situera à environ 1,3 km de l'aérogare, soit plus de quinze minutes à pied pour un voyageur chargé de bagages. Le « dernier kilomètre » reste à ce jour le point de fragilité du dispositif. Plusieurs associations d'usagers redoutent qu'un système reposant sur une rupture de charge (train-bus-aérogare) décourage les voyageurs, au profit persistant de la voiture individuelle.
Un contentieux Vinci qui plane toujours
En toile de fond du changement de concessionnaire, un dossier financier reste ouvert : les 110 millions d'euros de préfinancement accumulés par les compagnies aériennes pour l'ancien projet de Notre-Dame-des-Landes. L'État souhaite les transférer au futur concessionnaire de Nantes-Atlantique ; Vinci conteste et souhaite les conserver. Plus largement, le contentieux sur les 1,6 milliard d'euros d'indemnités réclamées par Vinci pour l'abandon du projet, rejeté par le tribunal administratif de Nantes en avril 2024, pourrait être tranché en appel d'ici la fin 2026. De son issue dépendra en partie la sérénité financière du futur exploitant.
Une attractivité confirmée, mais à consolider
Malgré ces incertitudes, le marché immobilier tertiaire du secteur reste dynamique. Les offres de bureaux autour de l'aéroport, de 35 à près de 1 000 m², se commercialisent rapidement, poussées par la proximité des pistes, de l'A83 et du périphérique. Nantes se positionne en tête du baromètre Arthur Loyd des métropoles régionales pour le dynamisme économique, et la combinaison aéroport + Inodus + Euronantes constitue désormais le trépied du rayonnement économique métropolitain.
Reste une question ouverte : le futur concessionnaire saura-t-il, dans un calendrier serré et un contexte environnemental de plus en plus exigeant (couvre-feu nocturne depuis 2022, PPBE 2025-2029 avec 40 nouveaux engagements, attentes fortes des riverains en matière de bruit), transformer Nantes-Atlantique en une véritable porte d'entrée internationale du Grand Ouest ? Les travaux de réaménagement ne démarreront pas avant 2027, une fois la nouvelle concession signée. D'ici là, le quartier d'affaires qui se dessine autour des pistes aura la lourde tâche d'anticiper une croissance dont personne ne connaît encore exactement le rythme.
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