*Document non contractuel. Voir conditions en agence
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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Le diagnostic de performance énergétique mesure la chaleur que l'on perd l'hiver. Il évalue aussi, plus discrètement, la chaleur que l'on subit l'été. Dans l'échantillon de DPE analysé par Pouget Consultants et IGNES, neuf logements sur dix ne sont pas considérés comme adaptés aux fortes chaleurs. Tour d'horizon du confort d'été DPE et des leviers pour rendre l'habitat vivable toute l'année.
Un indicateur de confort d'été encore sommaire
Depuis la réforme de juillet 2021, la deuxième page du DPE renseigne un indicateur dit de « confort d'été ». Trois mentions possibles : bon, moyen, insuffisant. Il prend notamment en compte l'isolation de toiture, les protections solaires, l'inertie, le caractère traversant et les brasseurs d'air.
Seul le confort passif entre dans le calcul, précise le ministère de la Transition écologique. Un climatiseur ne compte pas, mais un brasseur d'air, si. Un logement équipé d'une climatisation peut donc afficher la mention « insuffisant ». À l'inverse, un bien correctement orienté et protégé du soleil obtient un bon score sans aucun équipement actif. C'est ce confort gratuit en énergie que le diagnostic cherche à promouvoir.
Cette note reste indicative et ne pèse pas sur l'étiquette finale. Le troisième Plan national d'adaptation au changement climatique, publié le 10 mars 2025, prévoyait de revoir la méthode 3CL. Selon Les Échos, l'ancienne ministre du Logement Valérie Létard parlait de propositions dès l'été dernier. Un an après, la réforme se fait attendre.
Neuf logements sur dix mal armés face à la chaleur
Ce n'est plus un secret, l'urgence climatique est largement documentée. Une étude publiée en juin 2026 par le bureau Pouget Consultants pour l'alliance IGNES a passé au crible 8,9 millions de DPE issus de la base de l'ADEME. Verdict : seuls 10 % des logements analysés obtiennent un confort d'été « bon ». Près d'un sur deux est jugé « insuffisant », autrement dit une vraie « bouilloire thermique » en cas de canicule.
Paradoxalement, même parmi les biens classés A ou B au DPE, un tiers demeure exposé à la surchauffe estivale. En clair, un logement performant en hiver peut se transformer en four l'été. Cause principale : l'absence de protections solaires extérieures. Plus de la moitié des audits énergétiques ne préconisent pas l'installation de volets ou de stores extérieurs lorsque le logement en est insuffisamment doté. Le réflexe historique français reste tourné vers le chauffage.
Côté santé, les chiffres tranchent. Selon Santé publique France repris par la Fondation pour le Logement, 5 700 personnes sont décédées des suites de la chaleur durant l'été 2025. La part des logements équipés en climatisation a grimpé à 34 % en 2026.
Nantes : des températures jusqu'à 42 °C, un parc à adapter
La métropole nantaise n'échappe bien entendu pas au phénomène. Le 18 juillet 2022, la station de Bouguenais a enregistré 42 °C. Place Royale, en plein centre, la collectivité a mesuré jusqu'à 44 °C. À l'échelle nationale, la nuit du 24 au 25 juin 2026 restera comme la plus chaude depuis 1947 selon Météo-France. La vigilance rouge a frappé la Loire-Atlantique dès le 21 juin de cette année.
L'agence d'urbanisme (Auran) chiffre l'écart de température entre la ville et la campagne à 2,6 °C en moyenne. Le delta peut grimper jusqu'à 10 °C la nuit lors d'un épisode caniculaire, par effet d'îlot de chaleur urbain. Conséquence concrète : « 30 % des Nantais trouvent leur appartement insupportable lors des fortes chaleurs », rapporte Alban Mallet, chargé de mission transition écologique à Nantes Métropole.
Le Plan climat air énergie territorial 2024-2030 programme 10 000 rénovations énergétiques par an, soit le double du rythme actuel. Dans le logement neuf à Nantes, la RE2020 impose dès la conception des seuils renforcés sur le confort d'été.
La hiérarchie des solutions : trois temps
L'ADEME résume la marche à suivre : empêcher la chaleur d'entrer, la chasser la nuit, puis envisager des travaux durables. Hakim Hamadou, expert bâtiment à l'agence, le rappelle sur ADEME Infos : « le niveau de confort n'est amélioré par l'isolation qu'en présence d'aération nocturne pour évacuer la chaleur emmagasinée dans la journée. Sinon le confort est dégradé, c'est l'effet bouteille thermos. »
Premier réflexe : la protection solaire. Volets, persiennes, brise-soleil, stores extérieurs, tout dispositif qui arrête le soleil avant qu'il ne tape sur la vitre. Deuxième geste, la ventilation nocturne sur deux façades opposées. Un brasseur d'air fixe au plafond renforce la sensation de fraîcheur à moindre coût énergétique. Sans cette ventilation, la consommation d'un climatiseur peut grimper de 20 à 120 % en appartement, selon une donnée ADEME relayée par EDF Particulier. Si la climatisation s'impose malgré tout, l'agence recommande un réglage à 26 °C plutôt que 23 °C : l'économie atteint un facteur trois.
Vient enfin la rénovation lourde. Isolation par l'extérieur, remplacement des baies vitrées par du double vitrage à contrôle solaire, végétalisation des abords. Au-delà du confort, ces travaux contribuent à la valorisation du bien à la revente.
MaPrimeRénov' 2026 finance volets et brasseurs d'air
Depuis le 1er janvier 2024, deux équipements liés au confort d'été figurent dans la liste éligible de MaPrimeRénov' : les brasseurs d'air fixes de plafond et les protections solaires fixes ou de parois vitrées. Mais le dispositif est réservé au parcours « rénovation d'ampleur », et donc aux bouquets de travaux pilotés par un Accompagnateur Rénov'.
Le guichet MaPrimeRénov' est de nouveau ouvert depuis le 23 février 2026, après la publication de la loi de finances. Cette dernière a doté le dispositif de 3,6 milliards d'euros. Le parcours accompagné est désormais réservé aux logements classés E, F ou G, étiquette qui s'apprécie selon le nouveau DPE 2026.
Pour le locataire, le droit demeure incertain. Le bailleur doit fournir un logement décent depuis la loi du 6 juillet 1989, mais aucune disposition ne fixe de seuil maximal de température intérieure. Une proposition de loi transpartisane n°1735, déposée le 11 juillet 2025, entend adapter les logements aux fortes chaleurs. Le texte n'a pas encore été inscrit à l'ordre du jour.
Améliorer son confort d'été et son DPE ne se résume pas à attendre la réforme du diagnostic. Les leviers existent, des plus simples comme fermer ses volets avant 10 heures, aux plus structurants. Un logement vivable toute l'année passe d'abord par l'enveloppe.
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