Tendance du marché immobilier à Nantes : de quoi rêvent les acquéreurs ?

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Publié le 28 juillet 2021 par

Léonard B. Avatar de l'auteur "Léonard B."

SOMMAIRE

La tendance du marché de l’immobilier neuf à Nantes est formelle : les projets d’acquisition sont en augmentation nette en 2021. Le prix reste un facteur décisif, mais la crise sanitaire a donné une nouvelle importance à d’autres critères : les logements avec extérieur et espace de télétravail sont très recherchés.

Le locatif et l’immobilier neuf à Nantes ont retrouvé une dynamique impressionnante. En marge des résidences principales, les envies de résidences secondaires se font aussi plus pressantes, dynamisant l’immobilier neuf à La Baule et dans d’autres villes de la côte Atlantique. On constate même une tendance de résidences semi-secondaires, tant la pandémie a modifié les envies des acquéreurs.

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Résidences principales : l’immobilier qui plaît aux Nantais

A Nantes comme ailleurs, l’immobilier prisé comporte un extérieur

Après plusieurs confinements et des périodes de couvre-feu, les Nantais idéalisent leur logement différemment. C’est du cadre de vie dont il s’agit, et parfois même du cadre de travail aussi, alors il faut avoir un endroit en extérieur pour pouvoir sortir s’aérer tout en restant chez soi.

Pour les plus chanceux, l’habitat comporte un extérieur où l’on peut plus ou moins renouer avec la nature, avec la Loire ou les espaces verts de Nantes par exemple. Dans une configuration plus urbaine, c’est appréciable de pouvoir prendre un bon bol d’air, en sortant des quatre murs d’une pièce, sans quitter son logement pour autant.

Dans les annonces immobilières à succès, les jardins, balcons, loggias et autres terrasses forment désormais une véritable tendance. Les logements qui en comportent se vendent bien, malgré leurs prix plus élevés. Un appartement avec balcon ou terrasse se vend 11,6 % plus cher qu’un appartement classique en 2021, contre 8,2 % plus cher l’année précédente. La crise sanitaire est passée par là. Mais il existe aussi d’autres critères d’achat, car les Nantais veulent à la fois de l’espace à l’extérieur et à l’intérieur.

Marché immobilier : les Nantais veulent de beaux intérieurs spacieux

Si l’on est amené à passer plus de temps chez soi, il est plus sain d’avoir un logement grand, pour pouvoir bouger sans se sentir oppressé, se déplacer et bénéficier de plus d’espace. Puis il est difficile de travailler dans un endroit qui n’est pas fait pour ça ; un logement à l’intérieur plus vaste donne la possibilité de dédier un espace au télétravail, une pièce calme avec un bureau dans l’idéal.

Concernant la tendance du marché de l’immobilier à Nantes spécifiquement, le prix d’une maison avoisine les 1,2 millions d’euros en moyenne, contre 800 000 euros quand il s’agit d’un appartement. La surface la plus courante est autour de 200 m² pour une maison ou un appartement avec terrasse au dernier étage : des configurations haut de gamme. Les propriétaires nantais utilisent généralement ces biens comme leurs résidences principales et sont le plus souvent des familles françaises avec enfants ou des retraités.

Quant aux quartiers de Nantes, se sont Graslin, Guisth’au et Aristide Briand qui ont le plus de succès, de par leur charme historique et leur position centrale. Saint-Pasquier, Saint-Donatien, Saint-Félix et le quartier de la préfecture attirent également beaucoup les acquéreurs des biens premium.

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Résidence secondaire : les Nantais convoitent l’immobilier de la côte Atlantique

Les résidences secondaires, une tendance conjoncturelle

La pandémie a fait fuir des grandes agglomérations nombre d’acheteurs qui veulent favoriser un meilleur cadre de vie. Ils trouvent un environnement plus calme, plus espacé et plus naturel ailleurs. La villégiature devient une valeur refuge.

A la mer, à la campagne ou à la montagne, dans des communes plus petites avec certes moins de commerces, de services et d’emplois, le cadre est idéal pour se ressourcer à l’occasion. Loin du port du masque, des logements étroits, du bruit, du stress et de la promiscuité. Un lieu plus proche de la nature pour se détendre et se retrouver entre proches. Mais ce n’est pas donné à toutes les bourses d’acheter un second bien… A ce propos, louer une résidence secondaire comme meublé de tourisme et de plus en plus courant. Les tarifs peuvent être particulièrement élevés durant les vacances scolaires, les week-ends et les périodes de ponts.

L’Insee a dénombré pas moins de 3,6 millions de résidences secondaires en France début 2020 et ce chiffre sera sûrement plus important en 2021. Il dépassera probablement 10 % du parc total des logements du pays : une proportion considérable !

Résidences secondaires : quels sont les critères des Nantais ?

Comment peut-on dire que la tendance du marché immobilier à Nantes, c’est aussi d’acheter ailleurs qu’à Nantes ? C’est que les Nantais ont de plus en plus envie de résidences secondaires !

Prix et surface

La proximité, l’accessibilité du bien et son prix au m² sont particulièrement pris en compte. Les maisons de caractère sont convoitées, avec 100 m² minimum le plus souvent.

Proximité

Les habitants de Nantes Métropole visent particulièrement la côte Atlantique où les résidences secondaire sont en vogue. Le Calvados ou le Perche non loin font aussi partie des zones convoitées pour une villégiature. Bien plus loin sur la côte sud, la Vendée et le Pays basque ont aussi la faveur des acheteurs, mais les Nantais préfèrent acquérir une résidence secondaire à moins de 300 kilomètres de chez eux.

En Loire-Atlantique, il faut compter en moyenne 250 000 € pour une maison ancienne, ce qui est plus cher que dans les départements voisins. La Côte d’Armor est un littoral particulièrement couru, les prix y ont augmenté de 11,5 % en un an mais ils restent plus abordables.

La côte Atlantique, des résidences secondaires prisées

En Loire-Atlantique, plusieurs villes de la côte attisent les convoitises des Nantais en mal d’air pur et iodé.

La Baule fait rêver les Nantais

Le pays baulois attire énormément les Nantais. Avec ses constructions à la valorisation élevée, le marché immobilier de La Baule est encore majoritairement portée par des résidences secondaires. Mais avec le développement efficace du télétravail, la clientèle se rajeunit et y achète également des biens en guise de résidence principale et semi-principale, pour y vivre en famille.

Dans les quartiers des Oiseaux, du casino et de la plage Benoît, les grands appartements en hauteur avec vue sur la mer sont très recherchés et vont jusqu’à 15 000 euros le m². Il faut au moins 1 million d’euros pour acheter une villa historique bauloise ; ces belles bâtisses ont du succès mais doivent souvent être rénovées.

Le charme guérandais

Tout le secteur de la Presqu’île de Guérande attire par son ambiance de vacances et ses paysages de cartes postales. On peut en dire autant des communes avoisinantes de Pornichet, de Piriac-sur-Mer ou encore du Pouliguen ! Les résidences secondaires y sont très courantes, occupées occasionnellement par des retraités (36 % des logements neufs en 2021) et des cadres supérieurs (26 % des logements neufs en 2021). Les Parisiens ne représentent ici que 10 % des acquisitions, ce qui prouve que les acquéreurs souhaitent habiter souvent assez près de leurs résidences secondaires.

Le rebond extraordinaire de Saint-Nazaire

Alors que les prix baissaient à Saint-Nazaire il y a quelques années, la ville connaît un regain de l’immobilier. La valeur des maisons a bondi de 16,7 % en un an, soit bien mieux que dans des grandes métropoles comme Rennes (11,7 %) et Nantes (5 %). Les appartements nazairiens suivent la même dynamique ! Ceci grâce à la mise en valeur des activités balnéaires de la ville notamment.

Savenay, Pontchâteau, Herbignac : des villégiatures dans les terres

Des communes rurales comme Savenay, Pontchâteau et Herbignac tirent leur épingle du jeu immobilier en Loire-Atlantique, car leur localisation reste attractive pour les Nantais sans que le prix de l’immobilier y soit aussi cher que sur la côte pourtant proche. La zone a tout de même connu un bon du prix des maisons de 14,2 % entre 2020 et 2021.

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Le télétravail influence le choix immobilier des Nantais

Travailler à domicile fait évoluer les souhaits de domicile

La pandémie mondiale survenue en 2019 a forcé les gens à s’adapter pour travailler chez eux. Une configuration particulière due au confinement et dans laquelle il fallait pouvoir rester productif tant sur le plan personnel que professionnel. De façon forcée, cela a incité à développer le télétravail : l’aménagement d’une pièce en vrai bureau est devenu une vraie tendance du marché de l’immobilier à Nantes et ailleurs.

De nouveaux critères de logement pour le télétravail

Le travail en présentiel est encore largement répandu en France, mais le télétravail se répand. Les personnes qui travaillent font évoluer leurs envies de logement en prenant compte de l’aspect total ou partiel de cet aménagement. Cela entretient d’ailleurs un dynamisme immobilier dans et autour des grandes villes comme Nantes et modifie les exigences d’aménagement du domicile.

Après la pandémie, les Nantais investissent autrement dans l’immobilier

Des échanges du centre-ville à la périphérie

De nombreux habitants de grandes villes vendent cher un logement en hypercentre pour acheter plus grand ou plus vert en périphérie. Cette tendance du marché se vérifie, mais la ville reste toujours aussi demandée et les besoins en immobilier neuf à Nantes sont conséquents.

Sursaut de l’investissement immobilier

Les économies faites par certains Nantais durant les mesures sanitaires sont également réinvesties dans le locatif. Puis il y a ceux que l’expérience pandémique a convaincu d’investir dans une maison en-dehors de Nantes, à La Baule par exemple, que ce soit pour un usage mixte ou pour s’en servir de résidence principale et changer de cadre de vie.

En résumé

Les projets immobiliers à Nantes et en France sont extrêmement nombreux en 2021. La conséquence de l’expérience pandémique où le télétravail et le besoin d’espace poussent désormais les acquéreurs à revoir leurs souhaits. Des transferts se font de résidences principales à résidences secondaires, illustrant une évolution des critères de choix immobiliers. Les demandes de logements avec terrasse ou balcon se multiplient. Les communes littorales de Loire-Atlantique, et notamment La Baule, suscitent beaucoup d’intérêts d’investissement dans ces circonstances immobilières très dynamiques. Les constructions à Nantes, quant à elles, reprennent de plus belle, boostées par l’offre et la demande.

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